9 provinces ont signé la feuille de route devant le ministre du Genre

La Ministre du Genre, Enfant et famille Chantal Safou a présidé mercredi 10 octobre la cérémonie de clôture de l’atelier sur l’élaboration de la feuille de route pour l’accélération de la mise en place des comités de médiation pour les enfants en conflit avec la loi dans les provinces. Les travaux de cet atelier se sont ouvert le mardi 9 octobre à l’hôtel Béatrice de la commune de la Gombe, en présence des présidents des cours d’appels de Matete et Gombe, du représentant de l’UNICEF en RDC, des facilitateurs ainsi que des chefs des divisions de la justice, du genre, enfant et famille de 9 provinciaux qui ont pris part à savoir Equateur, Lomami, Tshopo, Maniema, Tanganyika, Sankuru, Mayi-Ndombe, Kwilu et Kinshasa. Chanta Safou a religieusement suivi l’évolution de ces travaux qui visent l’accélération et la mise en place de l’accompagnement des comités de médiation des enfants en conflit avec la loi dans les provinces précitées. La ministre du genre a salué les efforts consentis par les chefs de Division pour l’élaboration de la feuille de route réaliste et qui a tenu compte des spécificités de chaque province. Chantal a indiqué que la médiation présente des avantages énormes, en ce sens que quel que soit le manquement que l’on peut lui reprocher, la médiation épargne l’enfant des inconvénients devant la justice, et contribue à la réinsertion de l’enfant dans la société.

Faible implication des autorités

De son côté, Gauthier Luyela, le Directeur et chef de service de la protection du genre, enfant et famille pour a indiqué a expliqué qu’un comité de médiation opérationnelle est celui qui est couvert par un arrêté de gouverneur de province, et qui comporte les membres nommés, disposant d’un cadre où siège ces membres. C’est aussi un comité qui détient des dossiers apprêtés et traités lui transmis par le tribunal pour enfant. Obstacles relevés Parmi les obstacles relevés lors de ces travaux, Gauthier Luyela a cité entre autre l’ignorance ou la réticence de la population du mécanisme de la médiation comme mécanisme des résolutions des conflits en faveur des enfants en conflit avec la loi. La faible implication des autorités dans la mise en place des comités de médiation, notamment la signature des arrêtés, l’équipement et fournitures des bureaux. Il a également relevé l’insuffisance des compétences des membres du comité de médiation, la carence des magistrats au niveau des tribunaux de Paix, le non-respect intentionnel des textes par les juges, l’existence des membres du comité qui sont fin mandat, les difficultés de transmission des dossiers des tribunaux de Paix au comité de médiation. Il n’a pas oublié de citer le manque des tribunaux de Paix dans certains territoires, le manque des mécanismes corrects de la justice pour mineure. Activités en réponse Quelques activités en réponse ont été proposées à l’issue des travaux, lesquels constituent les éléments de la feuille de route dont les responsabilités sont partagées entre le gouvernement provinciaux, les divisions provinciales du genre et justice. Il s’agit des séances de restitution des travaux de l’atelier auprès du gouverneur et du ministre provincial et d’autres acteurs intéressés dans cette question de médiation, des séance de vulgarisation de la loi portant protection de l’enfant et de l’arrêté interministériel portant organisation et fonctionnement des comités de médiation qui devront être vulgarisés et faire l’objet de sensibilisation auprès de la population. Il y aura en outre, des activités de plaidoyers auprès des autorités provinciales et les partenaires pour le déchiffrement des comités de médiation pour la prise en charge des personnes devant travailler pour traiter les dossiers des enfants en conflit avec la loi.

Séances d’information et de sensibilisation

Il sera également question d’accélérer la mise en place de ces comités de médiation. Gauthier Luyela, a indiqué que de séances de travail sont également prévues avec des présidents des tribunaux pour la prestation de serment des membres du comité de gestion, notamment pour ceux qui ont été nommés, mais qui n’ont pas encore prêtés serment. Des séances d’information et de sensibilisation de la population sur la loi portant protection de l’enfant et sur l’importance des comités de médiation, seront également organisées dans toutes les provinces. Enfin, une activité de formation des membres des comités médiation est prévue en général dans le but de renforcer les capacités de ces derniers. Le Directeur de la protection du genre, enfant et famille a souligné que des efforts devront être menés pour obtenir l’affectation et la réaffectation des magistrats et l’amélioration de leur condition de travail pour bien traiter des dossiers des enfants en conflit avec la loi pour la transmission prompte vers les comités de médiation.

Nico Kassanda

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