A la recherche de Mme Violette Mujinga en fuite depuis fin 2016, sa famille encore harcelée par les services de sécurité

Bien après la 3ème marche des chrétiens organisée vers fin février 2018, par le Comité laïc de coordination (CLC), la famille de Mme Violette Mujinga Mwambayi fut surprise de se retrouver encore pour une énième fois dans l’œil du cyclone, et victime des investigations par les services de sécurité recherchant encore leur fille, qui avait pourtant quitté le pays vers fin 2016.

 

Cette pauvre famille habitant la commune de Selembao, a été brusquement réveillée dans la nuit du 27 février 2018 par des agents de sécurité armés. Ces agents de sécurité en tenue civile, étaient à la recherche de leur fille, laquelle était identifiée comme étant un des initiateurs parmi tant d’autres éléments dangereux fichés et dont les noms figuraient sur différentes listes des services de sécurité. Et curieusement même pour la marche du 25 février 2018, organisée par le Comité laïc des chrétiens, et au cours de laquelle rappelons-le, était fauché le feu Rossy Mukendi Tshimanga, sous prétexte que malgré sa vie en clandestinité, sa présence aurait été signalée à certains points de manifestation, pour mener de mouvements de subversion. Cependant, depuis son évasion d’une de cellules militaires de services des investigations, et sa fuite hors du pays, sa famille vit toujours dans la psychose, malgré plusieurs appels de recours lancés aux services des associations des droits de l’Homme, mais sans résultat satisfaisant. Et curieusement, deux jours après cet incident, un de ses petits frères de retour à domicile après une journée harassante de travail, s’est vu interpellé par des agents de l’ordre, non autrement identifiés, mais en tenue civile. Ces agents ont saisi son téléphone portable sous prétexte qu’ils étaient à la recherche des téléphones portables qui cachent des messages et images vidéo hostiles au pouvoir en place et, heureusement il fut relâché après avoir payé un montant de 30 000 francs congolais sans quittance. Tenant à sauver sa vie, car ne sachant pas à qui il avait affaire, et surtout à quelle destination on pouvait l’amener, le frère de la victime a préféré le moindre mal en négociant et racheter sa liberté. Tous ces faits ne cessent de causer des traumatismes, et des stresses incessants à tous les membres de sa famille, qui en sortant chaque matin, personne ne se rassure de rentrer sain et sauf sans incident malheureux, à cause d’un membre de famille en problème avec la justice congolaise. La famille ne cesse de lancer un appel aux associations de défense des droits de l’Homme et à tous ceux qui ont le devoir de protéger les citoyens et leurs biens, pour assistance car en détresse, la personne recherchée ne vivant plus avec eux.

 

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