Au bord de l’implosion, Jonas Tshiombela joue à la médiation au cadre national de concertation de la société civile

 » La démarche de la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) consiste à concilier les points de vue de ces deux leaders du cadre national de concertation de la société civile, en l’occurrence Me Patient Bashombe et Dany Singombe.

Cela pour l’intérêt supérieur de la population congolaise  ». Telles sont les déclarations de Jonas Tshiombela, Coordonnateur national de la NSCC. Ce dernier a réagi consécutivement au malaise qui règne au sein du cadre national de concertation nationale de la société civile. Jonas Tshiombela appelé Dany Singombe et Patient Bashombe ces deux activistes qui s’entredéchirent autour du problème de l’alternance, à plus de responsabilité et d’harmoniser leurs points de vue de manière à trouver le juste milieu dans ce cadre pour l’intérêt supérieur de la population congolaise et du travail qu’ils ont amorcé il y a quelques mois en 2019 au Pullman. Le responsable de la NSCC relève tout de même que c’est la démocratie. Il ne faudra pas dramatiser les choses, mais il faut relativiser les choses. Car, la démocratie, c’est la fabrication des compréhensions par la tolérance. C’est le respect des règles du jeu, le respect des textes. Et tous ces éléments font partie de la bonne gouvernance démocratique dans un État de droit. Ce qui se passe ai sein du cadre national de concertation de la société civile avec nos collègues qui sont en train de se tirailler en publiant des communiqués forcés. Cette situation fait partie des choses que nous avons perçues au moment où nous étions en train de cogiter pour mettre les règles de gouvernance de ce cadre en place. Cadre voulu comme un espace de dialogue, d’échanges, aussi une plateforme entre acteurs de la société civile sur des questions de politique publique. Malheureusement, ça prend une autre tournure à laquelle nous assistons aujourd’hui  », s’est inquiété Jonas Tshiombela, avant de poursuivre qu’en tant que société civile, lorsque ça brûle dans sa composante, cela doit leur interpeller directement. Il se dit très inquiet de l’image même de la société civile et même du pays qui est ternie. Il promet d’entrer en contact direct avec les acteurs concernés et leurs partenaires financiers l’Union européenne et autres pour voir dans quelle mesure calmer la tempête et que la société civile présente une image qui soit à la hauteur des attentes.

Problématique des textes

En ce qui concerne la problématique des textes, le coordonnateur de la NSCC dit qu’il n’est point besoin d’aller loin pour ne pas envenimer la situation, dans la mesure où il existe bel et bien des textes qui régissent cette structure. Ces textes en l’occurrence les Statuts mis en place au terme du forum tenu en 2019 au Pullman hôtel. Ainsi, il n’est jamais tard pour mieux faire pour créer les conditions de paix car cette crise ternit l’image de la société civile dans son ensemble.

INGÉRENCE POLITIQUE

Jouant au sapeur-pompier, Jonas Tshiombela s’insurge contre l’ingérence des acteurs politiques dans cette corporation de la société.  » Je ne veux pas que les pêcheurs en eaux troubles profitent de ce couac au sein de la société civile pour envenimer la situation, même si cette crise s’avère passagère. Que les politiques ne puissent pas y mettre leurs mains. C’est cette image de la société civile que nous ne voulons pas  », a-t-il chuté, marquant sa sérénité que le dépassement de ces deux leaders de la société civile congolaise donnera même des leçons aux politiques. Il sied de rappeler que cette crise a été créée par Me Patient Bashombe, actuel président de ce cadre national de concertation de la société civile. Celui-ci a remis en question les résolutions du 2 ème forum de la société civile organisé en 2019 au Pullman hôtel. Ces assises Forum qui a avaient prévu une coordination rotative. Plusieurs organisations de la société civile congolaise dont le centre national d’appui au développement et la participation populaire (CENADEP), lui ont demandé de revenir à la raison. C’est le responsable du CENADEP Dany Singoma qui était désigné pour diriger le comité de la deuxième année soit du 30 novembre 2020 30 au 30 novembre 2021. Une des résolutions stipule qu’il faut réunir la plénière de 26 présidents provinciaux pour valider les outils de gouvernance proposés, c’est-à-dire le Statut, le règlement intérieur et autres textes. Curieusement, les résolutions de ce forum ont été remises en cause. Cette crise risque de conduire au dédoublement de ladite structure.

Nico Kassanda

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