Conseil d’État : L’honorable Puela devant la barre contre le Bureau de l’Assemblée nationale

Sauf imprévu, c’est le mercredi 18 novembre que va démarrer le procès qui met en cause le député national Albert Fabrice Puela contre le Bureau de la Chambre basse du Parlement devant le Conseil d’État.

La Saisine du Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative du pays est relative à la requête introduite par le député national Puela. Dans sa requête, le député sollicite la démission du Bureau de l’Assemblée nationale. En réponse le Bureau de l’Assemblée nationale par le truchement de son rapporteur Célestin Musao Kalombo indique qu’il n’y a nullement des dupes au Conseil d’État et que l’Assemblée nationale espère que le droit sera dit dans sa rigueur, et la vérité va triompher. Il indique que Albert Fabrice Puela fait du chantage à la Chambre basse du Parlement congolais, spécialement envers son Bureau, au travers d’une démarche en justice que le Bureau qualifie de cavalière et inique, au moment où l’Assemblée nationale s’engage à rechercher les voies et moyens pour le développement de la Nation, notamment l’examen et le vote de la loi de finances 2021.  » Le collègue s’est-il trompé de cible en se laissant perméable aux jeux d’un éventuel gourou de la vieille époque qui, contre toute attente, s’évertue aujourd’hui, mieux qu’hier, à présider les cultes de l’hécatombe dans certains milieux de décision », s’est interrogé le rapporteur. Et de poursuivre, il va sans dire que dans les couloirs des sages du pays qui ne peuvent digérer la réédition de la politique coupable d’antan, dont l’affront a été heureusement lavé par la révolution démocratique du régime Kabila Père et Kabila fils. Les méthodes de ce griot et ses colistiers lanceurs d’alerte, autant que celles de partis politiques bien identifiés qui orchestrent délibérément ces démarches audacieuses, dans l’ultime but de saper l’honneur de la justice congolaise, sont surannées. Le Bureau qualifie la démarche de leur collègue de la cure de distraction pure et simple, du reste généralement peu visible aux séances plénières de notre Chambre basse.  » Le collègue n’a-t-il pas mordu à l’hameçon des pêcheurs en eaux troubles pour ainsi se laisser faire, sacrifiant par ailleurs la quintessence de son honorabilité « sacrée », y compris sa dignité d’avocat ?, s’interroge le rapporteur de la Chambre Basse du Parlement. Ainsi, la plénière de l’Assemblée nationale désapprouve Puela. Pour le Bureau, le rapport a été déposé dans le délai prévu par notre règlement, examiné avec totale attention de la commission spéciale, adopté par l’auguste plénière, bon gré mal gré, le contexte de l’état d’urgence, pour quelles fins, le collègue se serait-il laissé instrumentalisé ? Doit-on déduire que face à cette saisine abusive du Conseil d’État, le Collègue Puela est allé simplement en rébellion contre sa propre Chambre ? Y-a-t-il de quoi à l’opinion, qui indexe Puela d’exprimer, autrement, sa bonne dose de colère contre l’Assemblée nationale. Allusion faite à son échec lors de l’élection de l’Honorable Rapporteur adjoint de l’hémicycle. Requête carrément à classer. Dans sa logique, le Bureau de l’Assemblée pense que si le Conseil d’État a dû projeter le procès en date du 18 novembre, il est autant évident que tous les juristes, y compris les non-initiés au droit administratif congolais, prédisent sans ambages si pas l’irrecevabilité prévisible du dossier de leur collègue, alors bien-sûr le classement sans suite dudit dossier, pour mille et une raisons connues de tous. Affaire à suivre.

Nico Kassanda

Laisser un commentaire