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Face à la haute trahison par la création et l’émergence du FRN, Me Patient Bashombe dénonce le « coup de poignard » de Kabila

19 octobre 2026
Face à la haute trahison par la création et l’émergence du FRN, Me Patient Bashombe dénonce le « coup de poignard » de Kabila

Face à la haute trahison par la création et l’émergence du FRN, Me Patient Bashombe dénonce le « coup de poignard » de Kabila

La République démocratique du Congo traverse un moment de profonde sidération politique. L’annonce de l’implication de l’ancien président Joseph Kabila à la tête du nouveau mouvement rebelle, le Front pour la Refondation de la Nation (FRN), suscite une vague d’indignation à travers le pays. Parmi les voix les plus fermes, Me Patient Bashombe, coordonnateur national de la Dynamique communautaire pour la cohésion sociale et le développement (DYCOD-RDC), condamne avec la dernière énergie ce qu’il qualifie d’acte de haute trahison nationale.

‎Pour cet acteur majeur de la société civile, le sentiment général est à la déception et au déshonneur. S’exprimant au nom des innombrables victimes des conflits cycliques en RDC, Me Bashombe ne mâche pas ses mots : le peuple congolais a été poignardé dans le dos par celui qui a dirigé le pays pendant près de deux décennies.

‎Un agenda caché de pillage et d’asservissement

‎Selon le coordonnateur de la DYCOD-RDC, la posture actuelle de l’ancien chef de l’État lève le voile sur une complicité de longue date avec les déstabilisateurs de la nation. Les analystes avertis y voient la continuité logique de l’agenda de l’époque de l’AFDL et de l’accord de Lemera, visant à inféoder une partie du territoire congolais au Rwanda.

‎« Nous refusons d’être les esclaves du Rwanda », martèle Me Patient Bashombe. Il déplore le fait que des personnalités à qui la République avait confié la charge suprême de sécuriser la patrie se révèlent aujourd’hui être des « agents doubles », orchestrant le pillage des ressources nationales au détriment des attentes de la population.

‎L’appel au réveil citoyen et à l’article 5 de la Constitution

‎Face à cette menace directe contre l’intégrité territoriale, la DYCOD-RDC rappelle que les régimes politiques passent, mais que la nation demeure. Que ce soit le pouvoir actuel de Félix Tshisekedi ou ceux qui lui succéderont, la légitimité ultime réside entre les mains de la population.

Me Patient Bashombe, Coordonnateur national de la DYCOD-RDC

‎Invoquant l’article 5 de la Constitution, qui stipule que la souveraineté nationale appartient au peuple, Me Bashombe exhorte les Congolais à ne pas croiser les bras. Le peuple doit se lever, défendre sa jeune démocratie et cesser de placer une confiance aveugle dans des leaders politiques guidés par des intérêts purement individuels.

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‎Sanctions judiciaires et déradicalisation de l’espace public

‎L’heure est désormais aux conséquences juridiques et sociales. Porter les armes contre la nation que l’on a juré de défendre constitue le crime suprême de haute trahison. Pour la société civile, Joseph Kabila a définitivement perdu toute légitimité politique.

‎Parmi les mesures immédiates exigées par la DYCOD-RDC figurent notamment : le lancement de mandats d’arrêt pénaux par les autorités compétentes et la débaptisation systématique de tous les sites, avenues et édifices publics portant le nom de Joseph Kabila à travers le pays.

‎Stopper la carrière de la rébellion

‎L’implication de figures bien connues des rébellions passées, à l’instar de Moïse Nyarugabo, ancien du RCD-Goma et collaborateur de longue date, démontre que certains acteurs politiques ont fait de la lutte armée une véritable « carrière ». Pour Me Bashombe, ce cycle vicieux où la violence paye plus que la voie démocratique doit cesser, car il détruit l’avenir des enfants congolais.

‎L’Afrique et le monde observent la RDC. Face à la gravité de l’heure, la société civile lance un appel solennel aux autorités de Kinshasa : faire preuve de la plus grande rigueur, de sérieux et d’une vigilance absolue. L’heure n’est plus à la légèreté, mais à l’action rapide pour préserver l’unité du Congo.

‎Nico Kassanda

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