Flagrance sur les Viol des infirmières à Kisenso : Ouverture du procès

C’est ce mardi 15 septembre que s’est ouverte l’audience foraine du procès en flagrance qui oppose le ministère public contre les présumés auteurs du viol contre les deux infirmières du Centre médical de Révolution à Kisenso.

Audience qui a lieu au tribunal de grande instance de Kinshasa Matete. Les auteurs de ces actes sont notamment les nommés Diazoba et Mbili, et dont l’ex-gardien de cet hôpital. Les enquêtes sont diligentées pour appréhender d’autres malfrats en fuite. Selon le Général Sylvano Kasongo, commissaire provinciale ville de Kinshasa Kasongo a indiqué qu’un gardien de cet hôpital qui a été révoqué après 6 mois de travail pour méconduite. Mécontent, il est allé chercher des Kulunas, inciviques pour faire le sabotage dans cet établissement sanitaire, où ils violé deux infirmières avant d’emporter plusieurs objets dont des téléphones. Implication de la ministre du Genre De son côté, la ministère du Genre, Famille et Enfant exige des enquêtes en vue de retrouver d’autres coupables, dans la mesure où ce drame heurte la conscience collective, n’est pas à première occasion.  »Le ministère du Genre, Famille et Enfant dans ses prérogatives d’assurer la promotion et protection a haussé le ton et condamne avec véhémence ces actes qui désacralise la femme. J’estime que l’heure est grave et que la femme n’est plus en sécurité. Nous avons une loi qui réprime le viol. Mais nous avons comme l’impression que l’application n’est suffisante. La réalité est qu’une fois qu’ils commettent leur forfait, les bourreaux paient quelques frais et ils sont libérés », a condamné la ministre du Genre Béatrice Lomeya. Elle ajoute que les victimes de ces actes se trouvent en insécurité par le fait que les auteurs de ces actes inciviques sont pour la plus par des cas relâchés. Toute discrimination touche à la dignité de la femme. Elle note que ces comportements désacralisent et rabaissent la dignité de la femme. Un comportement qui contribue à la destruction de la société.  »La femme congolaise ne mérite pas ces genres de traitement. Nous allons travailler avec nos collègues de la justice qui ont la charge de la Justice, l’intérieur et la sécurité pour qu’il y ait des mécanismes de protection de la femme. Car, la force reste à la loi, a renchérit la ministre du Genre.

A cela s’ajoute également le kidnapping dans les taxis auquel les femmes sont plus des victimes. Si les femmes sont en insécurité, à combien plus forte raison les enfants, surtout à quelques semaines de la rentrée de classe. Ce phénomène doit véritablement cessé.

Nico Kassanda

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