Les acteurs de la justice pour enfants formés sur la médiation

Les membres des comités de médiation et plusieurs acteurs de la justice pour mineurs des provinces de Kinshasa, du Kongo Central et du Kwilu, ont été formés sur la médiation en matière de la justice pour enfants, accusés d’être en conflit avec la loi.

Cet atelier de renforcement des capacités des acteurs œuvrant dans le domaine de la justice pour mineurs, a été organisé par le ministère du Genre, Familles et Enfants avec l’appui financier et matériel de l’UNICEF, du 21 au 23 mai au centre Béthanie de la Gombe.

 

Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des activités du plan d’action national pour l’installation et l’accompagnement des comités de médiation. Les experts ont d’emblée rappelé aux participants les objectifs de cette session de formation, l’exposé des  généralités sur la convention relative aux droits de l’enfant et la répression de l’enfant comme un sujet des droits de l’Homme. Cette formation a été ponctuée par des échanges, des discussions et jeux de questions et réponses en termes de la participation active. Il faut noter que les participants ont été répartis dans les différents groupes d’exercices pratiques, pour l’assimilation des connaissances. Les participants ont été également conviés à présenter des scenarios démontrant le travail qui devra être réalisé au terme de ladite formation, en termes des exercices de simulation.

 

Relever le défi

 

C’est personnellement, Gauthier Luyela, Responsable de la Direction de la protection de l’enfant qui, au nom de la Ministre du Genre, Famille et enfant Chantal Safou Lukusa ainsi qu’au nom de la Secrétaire générale Adrienne Binuana, a clôturé cet atelier de formation. Ce responsable a rappelé aux participants, l’importance et la nécessité de la médiation, la conduite de la médiation, la réinsertion des enfants et la sensibilisation de la population en vue de la promotion de ces mécanismes mis en place pour le plus grand intérêt des enfants. Au regard des échos reçus chaque jour à partir de l’atelier, Gauthier Luyela a estimé que le pari a été relevé. Au nom de la ministre du Genre, Famille et enfant, Gauthier Luyela a vivement remercié les facilitateurs pour le travail abattu au cours de ces assises. Il a également remercié les participants pour leur engagement et assiduité à maitriser les notions apprises. Cependant, Gauthier Luyela a fait remarquer aux participants, qu’un autre grand défi les attend, celui de mettre en pratique les enseignements reçus, afin d’améliorer leur travail en faveur de la protection des enfants présumés en conflit avec la loi dont les dossiers leur seront transmis par le tribunal pour enfants de leurs ressort respectifs. Il a rappelé que l’ultime but de la médiation est d’arriver à réconcilier les victimes et les enfants auteurs des manquements qualifiés d’infraction.

 

Appui de l’UNICEF

 

De son côté, Florent Booto, le représentant de l’UNICEF a remercié chaque participant et le ministère du Genre pout le travail et l’initiative prise. Selon ce cadre de l’UNICEF, chaque fois que l’on parlera des enfants, il faut que l’on se souvienne qu’ils sont des êtres à part entière, qui ont des droits, lesquels doivent être respectés. Car, ces derniers constituent une richesse pour les parents, la famille et la communauté. Selon lui, chaque fois que l’on posera des actes en faveur des enfants, et que leurs droits seront respectés en RDC, l’UNICEF sera toujours aux côtés du gouvernement, aux côtés des communautés et aux côtés des familles. Il a rassuré l’assistance quant à leur disponibilité de donner le meilleur d’eux-mêmes en termes d’assistance technique et financier lorsque cela s’avère nécessaire. Cela, pour que les droits des enfants deviennent une réalité au quotidien de nos vies, de nos familles et de nos institutions. Et que les conditions de ces milliers d’enfants qui cherchent une justice spécialisée, qui tient compte de leur spécificité en tant que justiciables. Il a salué la collaboration entre le ministère du Genre, Famille et enfant et l’UNICEF, pour le bien-être de l’enfant.

 

La médiation, l’arbre à palabre

 

Selon le secrétaire rapporteur de la médiation de la commune de Matete, il s’agit de la médiation dans la communauté, qui poursuit comme objectif, la protection de l’enfant. Car, tous les faits bénins que les enfants commettent comme manquement, doivent être acheminés auprès du comité de médiation qui est considéré comme l’arbre à palabre, dans le but de réconcilier les familles. Ceci, pour le bien-être de l’enfant. Les participants à l’unanimité, ont particulièrement remercié Maman José Kalombo, l’organisatrice de la manifestation, qui a propulsé la structure du comité de médiation.

 

Signalons que les participants ont été suffisamment outillés. Il convient de noter que durant 3 jours, les participants ont abordé les généralités sur la convention relative aux droits de l’enfant, les généralités sur la loi portant protection de l’enfant, les généralités sur la justice pour mineurs, la protection judiciaire et la médiation. Des exposés riches en plénière et les travaux en carrefour leur ont permis de maitriser les modules qui leur ont été dispensés.

Nico Kassanda

 

 

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