Que faut-il faire pour éradiquer le kidnapping à Kinshasa ?

Les enlèvements via les taxis communément appelés à Kinshasa ketchs, en raison de leur petite taille et leur forme, sont à nouveau signalés dans la capitale congolaise. Ce phénomène a repris encore, à tel point qu’il ne se passe pas un jour sans qu’on puisse avoir kidnappé quelqu’un.  

Célé Kabasele, informaticien : Le kidnapping est un phénomène très fréquent ici à Kinshasa surtout via les taxis communément appelé ketchs, ce phénomène est mondial. Par rapport à votre question que faire pour éradiquer le kidnapping, ll est vraiment difficile d’éradiquer complètement ce phénomène mais on peut être réduire le pourcentage à un taux faible. Étant donné que même dans les pays développés, bien informatisés, les caméras de surveillance partout n’arrivent pas jusqu’à résoudre ce problème, du moins j’essaie de proposer quelques pistes de solution !nous la population, nous devons fournir l’effort de veiller sur nos heures de promenade ; lorsque nous sommes seuls , faire de notre mieux pour éviter les routes moins fréquentées , prendre le transport en commun, toujours activer une option S.O.S dans nos téléphones de sorte que par une touche vous pouvez alerter les gens en cas de danger, identifier le véhicule avant même d’y monter ; lorsqu’on se retrouve dans un quartier non reconnu par nous-mêmes, éviter de s’informer auprès des jeunes garçons, de préférence demander aux dames ou jeunes filles. Donc pour moi, la seule façon de réduire ce problème est que nous population, nous devons être prudents à chaque instant et surtout la nuit.

Gad Miteu, ingénieur : Eradiquer le kidnapping est une chose difficile dans la ville de Kinshasa. Mais peut être avec les nouvelles technologies, ce phénomène peut être revu à baisse. La province de Kinshasa doit être dotée des caméras de surveillance partout des caméras thermiques automatiques qui sont un système de dépistage en temps réel, avec une grande précision de mesure jusqu’à une distance de 2 mètres. Aussi l’établissement de l’éclairage public dans toutes les rues de la capitale, car c’est du aussi au manque d’éclairage que ce phénomène s’intensifie. Doter tous les véhicules d’un GPRS, de sorte d’être localisable et contrôler par des services spéciaux de la police congolaise. Éradiquer ce fléau sera impossible, il ne pourra être que réduit à la baisse, car étant donné que lorsqu’on travaille pour sécuriser, l’ennemi travaille aussi pour détourner la sécurité mise en place.

Solange Kapinga, personnellement, il faut qu’on puisse revoir le travail des policiers, s’ils le font bien, au lieu que la police nous protège, elle est aussi impliquée dans la criminalité, j’ose croire que le kidnapping est parfois favorisé par la police, et nécessairement c’est à cause de leurs salaires qui ne répondent même pas à la moitié de leurs besoins ou charges, que l’Etat puisse revoir la vie sociale des policiers et eux aussi vont bien effectuer leurs travail. Si quelqu’un n’est pas en bonne santé physiquement entre autres, il a faim, il sera capable d’accepter n’importe quelle sollicitation pour manger, c’est qui est très fréquent à Kinshasa. Alors si on arrive à améliorer la vie sociale de tout congolais alors là nous constaterons l’éradication progressive de ce phénomène criminel.

Marcel Mbiye, chauffeur : Quant à moi ce phénomène a pris de l’ampleur par manque de la bonne éducation que la génération actuelle ne bénéficie pas, à Kinshasa il y a des enfants qui donnent naissance à des enfants dites-moi quelle éducation cet enfant bénéficiera de ce mineur qui est déjà parent, même à l’école les enseignants eux-mêmes ne sont pas bien éduqués, qu’est-ce qu’il apprendra aux enfants. Le gouvernement doit prendre des dispositions pour les naissances indésirables surtout parmi les jeunes gens. A chaque problème correspond une solution.

Propos recueillis par Clarisse Mfuamba

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