Que pensez-vous du travail abattu par l’inspection générale des finances ?

L’inspection générale des finances exerce une mission générale de contrôle, d’audit, d’étude, de conseil et d’évaluation en matière administrative, économique et financière, pour le compte des ministres chargés de l’économie et du budget. A travers son micro, votre rédaction a interrogé quelques analystes sur le travail abattu par l’IGF.  

Guylain Boba, journaliste : Ce pays a longtemps souffert de la mauvaise gestion. La culture du devoir de redevabilité n’existant pas, les gestionnaires, du plus haut au plus bas niveau, n’ont jamais eu des comptes à rendre. Ce qui a souvent justifié la dilapidation de l’argent du Trésor public sans remords aucun. Aussi faudra-t-il reconnaitre que la corruption est l’un des freins majeurs au développement de tout pays. Voir cette structure appelée Inspection Générale des Finances fonctionner dans notre pays est un motif de joie incommensurable. Et à regarder le travail abattu jusque-là par l’IGF, on ne peut que se réjouir. Cette structure rattachée à la présidence de la République fait du bon travail et cela permettra à l’État d’avoir un œil regardant sur les frais venus du Trésor public. Cela permettra aussi aux gestionnaires de se réserver de tout zèle les poussant à confondre leurs poches à ceux de l’Etat. Donc, nous encourageons l’IGF dans l’exercice de sa fonction et demandons que d’autres mécanismes de contrôle soient renforcés afin que les recettes de l’Etat soient canalisées pour le bien-être et l’intérêt de l’ensemble de congolais.

Pierrot Tako, fonctionnaire de l’Etat : Les méthodes d’investigation et d’analyse de l’IGF sont d’abord marquées par l’objectivation rigoureuse des faits. Une idée ou une perception qui implique de se baser sur des éléments concrets, vérifiés et chiffrés. Ce travail d’objectivation réclame une démarche précise, claire et exigeante, dans les travaux d’audit et de contrôle comme dans ceux d’évaluation et de conseil. Elle accorde une importance toute particulière à la robustesse, la pertinence et la qualité de ses méthodes, qui sont enrichies par des enquêtes sur place, des analyses de données quantitatives et des procédures contradictoires avec les administrations concernées. Aujourd’hui, l’IGF aide le gouvernement au sujet de toutes les entrées et sorties au compte général de l’État. En fait, ce système-là, par cette dernière, met en place pour rationaliser la gestion de la dépense publique congolaise. Malgré les efforts de l’IGF, nous demandons aussi aux inspecteurs de commencer à mettre la main sur ceux qui ont pillé et détourné les fonds des contribuables congolais. Car leurs enquêtes donnent l’allure de deux poids deux mesures. Et surtout dans le secteur de la fonction publique, où les matriculés et nouvelles unités du ministère de l’Intérieur vice-primature de la territoriale ne sont pas payés il y a de cela 2ans….

Jean-Paul Kamango, enseignant : A mon humble avis, l’IGF abat un travail de titan, dans le sens où elle contrôle toutes les dépenses effectuées par les différentes régies financières, les sociétés paraétatiques, et je souhaite soit aussi une force de proposition du gouvernement afin de canaliser toutes les dépenses du gouvernement. Je propose au gouvernement de doter l’igf de tous les moyens possibles afin de bien remplir ses tâches, et cela dans tous les secteurs.

François Bukaka, artiste : Ben, il fait un travail professionnel. Personnellement, j’ai cru que c’était une nouvelle institution or ça existe depuis longtemps et c’était étouffé ou soit l’IGF était à l’époque de l’homme du régime passé. Mais en tout je félicite cette institution car je découvre certaines réalités que je n’avais pas connues sur la gestion des entreprises dans notre pays. Il est à féliciter.

José Mbuyulu, fonctionnaire de l’Etat : Merci de vous intéresser à moi. L’IGF a été réactivée le 30 juin 2020. Pendant ce laps de temps, il a abattu un travail de titan qui nous a manqué. L’IGF combat les antivaleurs: la fraude et la tricherie dans plusieurs domaines entre-autres l’exonération que le Chef d’Etat avait donné mot d’ordre et que les congolais font semblant et ont du mal à comprendre. La situation de Bukanga Lonzo: il y a eu la sortie directe des fonds par transfert pour l’achat des matériels 400.000$. Malheureusement il y eu des surfacturations par exemple les matériels de 5.000$ ils ont doublé à 10.000$ jusqu’à ce qu’il y a eu manquant de 205.000. Maintenant si on demande ou est parti le 205.000$ personne n’accepte mais dans l’entre-temps ils sont au courant des manquants… Tous les fraudeurs et les fossoyeurs se retrouvent à Gombe avec de belles élocutions françaises et non à Bibwa ou à Kinkole ou encore au camp Luka.

Propos recueillis par OS

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