Selon plusieurs avocats : Le contentieux électoral entaché de beaucoup d’irrégularités  

C’est depuis quelques semaines que les avocats fréquentent les couloirs et salles d’audiences de la Cour constitutionnelle, située au Palais de Justice, dans la commune de la Gombe.

Et pour cause, l’ouverture des procès en matière de contentieux électoral législatives nationales devant cette instance suprême du pays. Consécutivement à ces irrégularités constatées dans le déroulement de ces contentieux électorales, Me Sylvain Lumu, activiste des droits Humains et avocat de son état, a au cours d’une interview accordée à votre rédaction, indiqué avoir tiré plusieurs leçons quant au déroulement desdits contentieux. Cela, au regard notamment de sa longue expérience pour avoir travaillé dans le domaine électoral pendant près de 15 ans, soit de 2005-2006 à ce jour. Cet auxiliaire de justice souhaite qu’à l’issue de ces contentieux électorales, que les parties prenantes, les acteurs clés du processus électorale, se mettent ensemble pour réfléchir autour des réformes nécessaires qui doivent être prises en compte afin de rationaliser le système électoral congolais dans son ensemble. Me Sylvain Lumu a fait remarquer que beaucoup des questions d’ordres matérielles et opérationnelles se sont posées lors de ces contentieux électoraux dont l’innovation surtout de la machine à voter où la RDC a expérimentée pour la première fois l’usage de cet outil informatique.  » Toutes ces questions méritent d’être clarifiées, et prises en compte dans les lois, les règlements et les instruments juridiques qui gouvernent les élections en RDC. Chose qui évitera ces genres de situations que le pays connaît aujourd’hui et arrive surtout à obstruer le droit aux candidats et aux parties prenantes, les partis politiques, compétiteurs, à s’approprier le processus électoral leur attribué. Ce qui constitue le vrai débat et la véritable vérité des urnes réclamée dans notre pays », a martelé Me Lumu. Répondant à une question des journalistes concernant le respect des droits de l’homme en rapport avec le déroulement de ces audiences de ces contentieux électorales, cet avocat conseil a fait remarquer qu’en tant qu’activiste des droits Humains, ils se situent au cœur de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme (DUDH). De ce fait, l’article 21 de cet instrument juridique qui fonde le droit à la participation politique de tous les citoyens aux affaires publiques de son pays, puisse être éligible en étant électeur ou candidat. Ce professionnel du droit a condamné avec la dernière énergie, toute démarche ou tentative tendant à restreindre la possibilité aux citoyens d’entrer en possession de ses droits les plus fondamentaux. Chose qui inquiète. Pour ce faire, Me Lumu a rappelé qu’en tant que défenseur des droits de l’Homme, sa mission consiste à interpeller les consciences pour qu’elles se souviennent que les élections sont juste un canal qui permet de faire prévaloir les droits Humains les plus fondamentaux.

Nico Kassanda

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