Une personne morte peut transmettre la Covid-19


Deux experts en santé ont répondu à la question de savoir si une personne morte peut transmettre le coronavirus.

D’abord le Dr Nadine Mintsey de l’INRB qui a répondu par l’affirmative : ‘’ la personne qui est morte peut transmettre le coronavirus parce que le coronavirus reste au moins 9 jours dans une surface. Ce virus peut rester sur le corps de la personne qui est déjà morte et peut-être transmis à d’autres personnes. C’est ainsi qu’on dépiste les morts. Quand on a fait le test de Covid avant qu’il ne meurt, on a constaté qu’il était covid positif ou quand la personne est venue à l’hôpital nous avons une présomption que ça pourrait être un covid, c’est normal que l’on prélève pour savoir si c’est un covid qui l’a tué ou autre chose’’.

Jolie Ngoy Wa Mpoyo, experte en santé communautaire de la Clinique Ngaliema de Kinshasa a également abordé dans le même sens : ‘’ elle peut le transmettre, surtout en manipulant le cadavre, si les mesures ne sont pas respectées. Si le sujet est non protégé en maniant le corps, il peut entrer en contact avec le flux respiratoire. Dans le cas où il ne respecte pas les mesures d’hygiène, il peut être contaminé ‘’.

Le ministre de la Santé rassurant

Peut-être nous avons atteint une immunité collective (en RDC face à la pandémie du Coronavirus) « mais, il ne faut pas baisser la garde. Il faut aussi que les recherches puissent nous le prouver », affirme, sur TOP CONGO FM, le ministre de la Santé publique. Qui constate que « la RDC est en train de bien se comporter face à la Covid-19. On assiste depuis plusieurs semaines à la baisse drastique des cas confirmés ». Il rappelle que « quand la maladie a commencé, on a confiné au niveau de l’épicentre qui était la commune de la Gombe pour éviter que les autres communes ne soient affectées. Et aussi, à chaque fois qu’il y avait des malades,  on les prenait et les emmenait à l’hôpital et aussi on mettait leurs familles en confinement ».

Éviter une deuxième vague 

Il exhorte la population « à continuer de respecter les gestes barrières, et surtout que nous avons ouvert nos frontières. Nous devons éviter une deuxième vague ». La réalité est que « le pic est derrière nous, puisque la courbe a sensiblement baissé maintenant ». La preuve est que « nous étions à une moyenne de 120 à 190 cas par jour, maintenant, c’est une moyenne de 10 à 30 cas par jour. À nous de faire des recherches pour connaître la période où on a connu le pic de la maladie ». Selon les chiffres publiés par le Comité multisectoriel de la riposte à la pandémie du Coronavirus, 12 nouveaux cas ont été confirmés (dont 9 à Kinshasa et 3 au Nord-Kivu) contre 19 guérisons et 0 décès.

Linda Biuma et Dorcas Besana, stagiaires/ IFASIC

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