Florent Ibenge: ‘‘La division I doit être marketable’’

Dans un entretien exclusif à votre rédaction, Jean- Florent Ibenge Ikwange sélectionneur national et entraîneur de V. Club a délié sa langue sur les contrats des joueurs et le championnat national.

 

L’Objectif : Pourquoi la plupart de joueurs congolais n’ont pas de contrat ?

 

Florent Ibenge: Je commence par exhorter l’Union des Footballeurs du Congo (UFC) en sa qualité de syndicat de continuer à se battre pour que les joueurs aient un contrat. Personnellement, c’est une situation que je n’aime pas car on exerce un métier, on doit avoir un contrat dont les clauses seront respectées par tous. Encore une fois, j’exhorte l’UFC dans ce combat sans oublier que je suis l’un des initiateurs de l’UFC, je ne peux être que derrière vous.

 

Comment faire pour que chaque joueur ait enfin un contrat?

 

Je crois qu’il faut continuer à négocier. Il faut voir la fédération, les dirigeants des clubs. On est au 21ème siècle, il y va de l’intérêt de tout le monde. Il ne faut pas avoir peur du contrat. Rappelons que le contrat définitif n’existe plus. On parle plutôt de contrat à temps, les joueurs ne sont pas des esclaves. La situation au sein de V. Club, est-elle reluisante en termes de contrat ? C’est pareil pour tous les autres clubs. Je ne peux pas dire que la situation dans V. Club est plus meilleure que dans mes autres clubs. Au moins, V. Club respecte sa parole. Tout au plus tard le 12, nous recevons nos salaires et même les primes sont payées.

 

Comment jugez-vous le niveau du championnat à mi-parcours de la phase de play-off?

 

 

C’est un championnat très difficile, très intéressant. Cependant, il y a à améliorer. Au niveau de l’organisation, il y a encore des ratés (report des matchs, quelques faits de violence, quelques réclamations sur le plan arbitral,…). C’est très important de bien organiser le championnat, il y va de l’intérêt de tout le monde. Avec des équipes indécises, si on organise bien le championnat, les sponsors viendront avec l’argent. A titre d’illustration, grâce à Canal Plus, le championnat ivoirien a retrouvé sa place sur la scène africaine avec des équipes comme Asec d’Abidjan. Et pourtant, notre championnat est plus fort que celui de la Côte d’Ivoire, la manne financière sera certainement plus grande. Je lance un appel à la Linafoot pour donner de la visibilité au championnat pour qu’il soit marketable.

 

Propos recueillis par JM Mawete.

 

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