Guylain Boba : ‘‘On a mérité cette élimination précose’’

L’aventure des Léopards de la RDC s’arrête en huitièmes de finale de la CAN-Egypte 2019. Ce sont les Zébus de Madagascar qui ont freiné les ambitions congolaises. Après cette déconfiture égyptienne des Léopards, votre rédaction a réalisé une entrevue avec Guylain Boba, un analyste sportif congolais. Guylain Boba a saisi le ballon au bond en vue de parler de l’élection de Vidiye Tshimanga Tshipanda, élu président de coordination de DCMP, lors de l’Assemblée générale extraordinaire le week-end dernier. Voici l’intégralité de cette interview :

LObjectif.net : Monsieur Guylain Boba, vous êtes un analyste sportif de renom, l’aventure des Léopards s’arrête en huitièmes de finale de la CAN. Est-ce une surprise pour vous ?

Guylain Boba : Pour être direct avec vous, je vais dire que je ne suis pas surpris de cette déconfiture dans la mesure où son décor était déjà bien planté par la FECOFA et son Président.

Qu’est-ce que n’a pas marché concrètement ?

La sortie médiatique de Constant Omari, quatre jours avant le début de la compétition, chargeant Florent Ibenge sur plusieurs maux qui rongeaient le groupe suffisait pour voir cette mauvaise performance en vue. Bref, cette sélection fonctionne comme tout sauf comme une équipe nationale. Cette élimination précoce, on l’a méritée.

Pensez-vous que c’est Florent Ibenge le nœud u problème ?

Florent Ibenge fait partie aussi du problème dans la mesure où il ne connait pas bien la valeur que renferme chacun de ses joueurs. Cela s’est illustré par plusieurs choix faits pendant la phase des groupes même lors du match d’hier face à Madagascar. Je suis persuadé que sa place n’est plus à la tête de cette sélection. Je me demande ce que Yannick Bolasie était venu faire sur l’aire de jeu. Alors qu’on sait que ce garçon est vraiment au bas de sa forme. Florent Ibenge doit laisser la sélection à celui qui s’y connait mieux que lui, non seulement dans la gestion du groupe mais aussi et surtout dans les choix tactiques. Par ailleurs, le technicien franco-congolais n’est pas le vrai problème. La pierre d’achoppement dans cette débâcle est la FECOFA à travers son comité directeur qui n’a aucune politique fédérale pour le football national. Ce qui les intéresse, ce sont les frais exorbitants que l’État congolais débourse afin de remplir leurs poches. Cette fédération est gérée comme une boutique privée par celui qui ne brille que par son arrogance en lieu et place de nous faire preuve de ses compétences. In fine, nous exigeons la démission de Constant Omari comme l’a fait le président de la fédération égyptienne.

Votre réaction para rapport à la gestion de Lisanga Bonganga pendant cette campagne égyptienne ?

Quant à Jean-Pierre Lisanga Bonganga, c’est un autre aventurier de mauvais goût qui est venu se faire des billets verts en dernière minute de sa présence au gouvernement. Demander lui la dernière fois qu’il a foulé ses pieds dans son bureau du ministère en relation avec le parlement. Triste. Au lieu d’aller conduire la délégation congolaise à bon escient au Caire où elle se trouvait, c’est dans des histoires de femmes qu’il est allé briller. Bref, tous sont dans un même sac. Pour cela, il faut que la Fédération et l’équipe nationale repartent sur des nouvelles bases. La vraie pierre d’achoppement, c’est Constant Omari!

L’élection de Vidiye Tshimanga peut-elle occasionner un avenir radieux des Immaculés ?  

Vidiye Tshimanga Tshipanda est un imanien convaincu. Je suis sûr qu’avec la hargne qu’il a pour DCMP, avec une liberté de mouvement avérée, il peut bien diriger cette équipe er lui donner les résultats escomptés. Qu’on le laisse travailler sans créer des camps d’intérêts partisans et il pourra réussir car il en a les capacités et les opportunités. Ce qui tue nos clubs, c’est le fait que les gens viennent pour se servir des clubs au lieu de les servir.

Un mot de la fin ?             

Je vous remercie de la confiance et de la considération que vous me faites. Je vous suis aussi reconnaissant des efforts que vous faites pour la promotion du sport dans notre pays. Seulement, je veux que tous mes propos soient intégralement publiés car j’en suis responsable et ils m’engagent.

 

 

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