Kidnapping à Kinshasa: Plusieurs victimes essentiellement des jeunes arrêtés et emprisonnés


Plusieurs actes de kidnapping s’opèrent actuellement dans la capitale Kinshasa sans que des auteurs ne soient inquiétés. Le comble est que ces actes de kidnapping sont même réalisés au grand jour à Kinshasa. Ces actes qui illustrent bien la montée en insécurité, sont bien planifiés, réalisés et bénéfiques aux non seulement aux auteurs mais aussi pour que certains autorités du pays qui en tirent des dividendes.
D’après les enquêtes réalisées au mois de juillet 2021 par plusieurs ONG de défense des droits humains, la ville de Kinshasa enregistre environ 10 à 30 cas de kidnapping par jour. La plupart des cas sont signalés sur le Boulevard du 30 juin, principale artère de la ville, dans la commune de la Gombe où sont concentrées la quasi-totalité des institutions de la République. Et pourtant, la commune de la Gombe est censée être la plus protégée de la ville.
Ces kidnappeurs une fois mis la main sur les victimes, ceux qui ont de la chance, se voient jetés dans les endroits isolés, très souvent à proximité du fleuve Gombe. Par contre, ceux qui n’ont pas de chance, sont exécutés. Car, ces kidnappeurs sont quasiment bien armés. Ils opèrent à l’aide des armes à feu et toute autre armes dites ” blanches”. De son côté, la population dénonce l’inaction des autorités du pays dont l’autorité urbaine ainsi que le Commandant Provincial de la police nationale congolaise ville de Kinshasa, incapable d’assurer la sécurité de la population dans la capitale.
Plusieurs observateurs décrient également le fait que le gouvernement provincial de Kinshasa opte pour des arrestations musclées des citoyens devant les caméras afin de se donner une certaine santé de popularité alors qu’il est de notoriété publique que ces phénomènes ont été ingénieusement planifiés. Avec cette politique jugée non professionnelle, plusieurs personnes notamment les jeunes, se retrouvent souvent des victimes des attestations, alors que des vrais kidnappeurs sont pour la plupart des cas en train de courir ça et là. Il se trouve malheureusement que parmi les personnes interpellées, plusieurs jeunes ont été des victimes.
C’est le cas de Kevin Aike Likale, arrêté le 30 juin 2021 et déféré au parquet de Matete il a passé deux semaines. Le 13 juillet 2021, le jeune homme a été transféré à la prison Centrale de Makala où il a été incarcéré pendant 3 mois, avant d’être porté disparu en date 22 octobre de la même année.
Kevin Aike Likale a été accusé de coopérer avec les kidnappeurs pour kidnapper l’épouse d’un certain général et ces deux fils biologiques lorsqu’il était engagé pour y travailler. Par le concours de circonstance, lorsque l’épouse de ce général et ses deux fils ont été kidnappés, Kevin Aike Likale travaillait dans sa résidence (général). C’est ainsi qu’il a été faussement accusé de coopérer avec ces inciviques (kidnappeurs). Le comble est que ces kidnappeurs n’ont jamais été appréhendés. Cependant, se sont eux qui payent le prix de leur disparition.
Certaines victimes interrogées devant les médias ont déclaré avoir été témoin des échanges téléphoniques entre des officiers de police et des FARDC dont le nom n’a pas été révélé. Les familles des victimes sont appelées à dénoncer et à publier les identités de leurs proches parents portés disparus.
Pour leur part, la Police nationale congolaise et d’autres services qui assurent la sécurité sont appelés à leur tour, de poursuivre des investigations à travers la ville de Kinshasa afin de recueillir davantage des éléments de preuves en rapport avec ces cas de kidnapping qui commencent à prendre de l’ampleur dans la capitale.
David Ntumba