Pénurie de carburant à Kinshasa : Le grand paradoxe entre discours officiel et réalité du terrain.

Kinshasa vit au rythme d’un surprenant paradoxe énergétique. Tandis que le ministère des Hydrocarbures écarte fermement l’hypothèse d’une pénurie générale, la réalité quotidienne des stations-service de la capitale offre un spectacle bien plus contrasté, marqué par d’interminables files d’attente.
Selon les autorités sectorielles, les stocks stratégiques actuels demeurent « largement suffisants » pour approvisionner la mégapole. Un constat qui soulève une question légitime : comment expliquer la paralysie qui s’empare des points de distribution dès la mi-journée ?
Pour justifier ces dysfonctionnements, le ministère pointe du doigt de sévères contraintes logistiques, exacerbées par les difficultés de circulation intra-urbaine. Afin de juguler la crise, le gouvernement passe à l’offensive : un renforcement immédiat des cadences de livraison ainsi que l’instauration de rotations nocturnes ont été officiellement actés.
Par ailleurs, le pouvoir public appelle au civisme des automobilistes, les exhortant à bannir les achats de précaution. Ces comportements spéculatifs, rappelle le ministère, ne font qu’amplifier la congestion des stations et fragiliser un système d’approvisionnement déjà sous haute tension.

