Tentative du coup d’État du 19 mai dernier: la demande de liberté provisoire sollicitée par les prévenus rejetée

La quatrième audience du procès qui oppose l’auditeur militaire de garnison, le ministère public et la partie civile la République Démocratique du Congo aux 51 accusés des attaques du 19 mai contre la résidence de Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, et le Palais de la Nation, où se trouvent les bureaux du président Félix Tshisekedi, s’est poursuivie mardi 25 juin à la prison militaire de Ndolo qui siège en chambre foraine.
L’audience a été suspendue et renvoyée au lundi 1er juillet à 9h30. Toutefois, si la fête de l’indépendance du 30 juin est reportée au lundi 1er juillet, l’audience se tiendra ainsi le 03 juillet 2024. Au cours de l’audience du jour, le tribunal militaire de Garnison a rendu son jugement avant-dire droit sur la demande des mémoires uniques introduites par les prévenus. Après examen, le Tribunal a rejeté ces mémoires uniques des prévenus et a ordonné la poursuite de l’affaire quant au fond.
Le tribunal a par la même occasion, déclaré irrecevables les requêtes concernant la restitution des objets non saisis et la libération de la résidence ayant abrité Malanga et ses complices. En ce qui concerne le déclinatoire de compétence, bien que recevable en forme, il a été jugé non fondé, confirmant ainsi la compétence du tribunal. Les moyens tirés du rejet des irrégularités des procès-verbaux (PV) dressés lors de la phase préjuridictionnelle ont été jugés recevables mais non fondés, à l’exception des PV d’audition de Jean-Jacques Wondo, dont les déclarations seront exploitées uniquement à titre des renseignements. En clair, concernant cet expert militaire belge, le tribunal militaire de garnison de la Gombe a relevé certaines irrégularités contenues dans les PV d’audition des renseignements militaires et a décidé d’exploiter ces déclarations uniquement à titre de renseignements.
Signalons que toutes les demandes de mise en liberté provisoires sollicitées par les prévenus notamment celle de Marcel Malanga, le fils biologique du feu criminel Christian Malanga, chef de la bande, ont été purement et simplement rejetées par le tribunal.
Le tribunal a décidé du maintien des prévenus en détention durant toute la période de l’instruction. Le tribunal a ordonné la poursuite de l’instruction au fond de l’affaire.
Nico Kassanda