Publicité
Publicité

Acharnement à Kinshasa : Martin Fayulu monte au créneau après le transfert de Prince Epenge à la prison centrale de Makala

31 octobre 2026
Acharnement à Kinshasa : Martin Fayulu monte au créneau après le transfert de Prince Epenge à la prison centrale de Makala

Kinshasa s’enflamme de nouveau sur le terrain des libertés publiques. Ce samedi 31 octobre 2026, l’opposant Martin Fayulu a vigoureusement dénoncé l’élargissement de la procédure contre Prince  président d’ADD CONGO, porte-parole de Lamuka et membre de la C64, fraîchement transféré à la tristement célèbre prison centrale de Makala.

‎Arrêté dimanche 25 octobre à l’aéroport international de N’Djili au moment de s’envoler pour Rome, l’opposant politique un temps porté disparu avant d’être localisé au Conseil national de cyberdéfense (CNC), vient de franchir un nouveau palier dans son épreuve judiciaire.

‎Poursuivi par le parquet de Kinshasa/Gombe pour « propagation de faux bruits » au sujet du décès tragique de Manassé Lomboto (survenu lors de la marche de l’opposition le 15 septembre dernier), Prince Epenge se retrouve désormais incarcéré dans l’établissement pénitentiaire de la capitale.

‎Une décision que le président de l’ECiDé, Martin Fayulu, depuis sa tribune sur le réseau social X, qualifie d’acharnement pur et simple. Le leader politique s’insurge particulièrement contre l’envoi de son proche collaborateur dans une infrastructure carcérale saturée, décrivant Makala comme un « véritable mouroir » en proie à une surpopulation critique et frappé, théoriquement, par une suspension des nouvelles admissions.

‎« Prince Epenge n’a pas sa place à Makala ! Libérez-le immédiatement ! », a lancé un Martin Fayulu combatif, relayé par des cadres de sa formation comme Devos Kitoko, qui voit dans ce transfert « une insulte au combat pour la démocratie en RDC ». Du côté de la défense, les avocats de l’opposant multiplient les recours pour obtenir une liberté provisoire, dénonçant des entraves dans le calendrier des auditions.

Publicité

‎Alors que la dépouille de Manassé Lomboto demeure sous cloche à l’hôpital du Cinquantenaire et que les versions s’opposent entre l’accusation d’une bévue policière/militaire et la thèse d’une maladie soutenue par certaines sources proches du dossier, cette incarcération marque un nouveau point de crispation politique majeure à Kinshasa.

Nico Kassanda

‎

‎

Commentaires (0)

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir !

Ajouter un commentaire