RDC: RÉACTIONS À LA CRÉATION DU FRN DE JKK.
14 octobre 2026

Les réactions des politiques congolais à la création du Front pour la refondation de la nation (FRN) par l’ancien président Joseph Kabila continuent à affluer. Nous vous en proposons un échantillon.
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- Le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, a appelé les habitants de la capitale à « faire preuve de responsabilité » et à soutenir les institutions de la République face à ce qu’il qualifie de menaces des « ennemis du progrès » contre la RDC. C’était lors de la réunion du Comité provincial de sécurité qu’il a présidée ce mardi 13 octobre 2026.
- L’AFDC de Modeste Bahati Lukwebo condamne le FRN de Joseph Kabila et met en garde les « caciques » de l’Union sacrée. Dans une déclaration politique datée du 13 octobre 2026 à Kinshasa, l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) – parti cher à Modeste Bahati Lukwebo, 2e vice-président du Sénat et membre du directoire de l’USN – a condamné ce qu’elle qualifie de « nouvelle forme de rébellion », traçant un parallèle allant de l’AFDL au Front de résistance nationale (FRN) de l’ancien président Joseph Kabila. Le parti accuse ce mouvement de semer la mort, de provoquer des déplacements de populations, la destruction du tissu socio-économique, ainsi que la confiscation de biens publics et privés, en violation de l’article 34 de la Constitution. Rejetant toute issue militaire au conflit, l’AFDC plaide pour un dialogue « sincère et inclusif », tel que préconisé par le président Félix Tshisekedi
- Jean-Claude Katende, président de l’Ashado et activiste, a publié sur X (anciennement Twitter) : « Celui qui veut changer la constitution à son profit pour se maintenir au pouvoir n’aime pas le Congo. Celui qui prend les armes pour conquérir le pouvoir en violation de la constitution n’aime pas non plus le Congo. Tout celui qui aime le Congo doit se soumettre aux prescrits de notre constitution. Ça ne se discute pas. M. Kabila a rendu public un choix qu’il avait fait depuis des années. Nous devons empêcher M. Kabila de revenir au pouvoir. La constitution le lui interdit, raison pour laquelle il prend les armes. Il veut s’imposer à nous par la force. Nous disons Non. Le temps de l’émotion provoquée par le banditisme politico-militaire du chef rebelle est passé. »
- Patrick Mbeko, analyste politique : « Quand on ne respecte pas la volonté populaire, on arrive à ce genre de situation. » Invité mardi d’un Space en direct, l’analyste Patrick Mbeko impute la crise actuelle au non-respect des textes et de la volonté du peuple, pointant du doigt l’accord politique « hautement problématique » de 2018. Selon lui, le Rwanda profite des fragilités internes de la RDC, mais « ce sont des Congolais qui jouent le rôle de déstabilisateurs ».
- Clément Muza, acteur politique : « Aucune raison ne peut justifier qu’un citoyen aille prendre les armes pour tuer ses compatriotes. Il n’y aura pas de 3e mandat, ni pour Joseph Kabila ni pour Félix Antoine Tshisekedi, dont le mandat s’achève en 2028. »
- L’Action pour la Rupture et le Développement (ARDEV), le parti de Jacques Kyabula (ancien gouverneur du Haut-Katanga), appelle à la préservation de l’unité nationale, de la stabilité du pays et au respect des institutions de la République. Ce parti, membre de l’USN, place ces principes au centre de son engagement politique. Son autorité morale réaffirme son attachement au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi qu’aux institutions du pays.
- Le Mouvement Libéral (ML), parti de Thomas Luhaka, se démarque également du FRN de Joseph Kabila. Le ML affirme n’être impliqué ni dans la création ni dans le fonctionnement du FRN. Dans une déclaration relayée ce mercredi 14 octobre sur Facebook, le parti réaffirme son engagement en faveur d’une lutte pacifique et d’un dialogue politique inclusif.

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