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RDC/ POLITIQUE : La RDC au bord du gouffre , les mots de Kabila rallument les braises ‎ ‎ ‎

14 octobre 2026
RDC/ POLITIQUE : La RDC au bord du gouffre , les mots de Kabila rallument les braises ‎ ‎ ‎

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Dans les méandres d’une République démocratique du Congo pantelante, les mots ne sont plus de simples confidences ; ce sont des tambours de guerre. Lorsque l’ancien président Joseph Kabila, condamné à mort par contumace par la justice militaire en septembre 2025, réapparaît d’un lieu tenu secret pour déclarer que « le Congo est en péril », le pays retient son souffle. ‎Face à cette sortie tonitruante et à l’annonce du Front pour la refondation de la nation (FRN), la réplique politique n’a pas tardé à embraser l’espace public. L’étincelle est venue d’Ensemble pour la République, la formation politique de Moïse Katumbi, par la voix de son porte-parole, Maître Hervé Diakiese. Sans adresser de blâme formel à l’ancien chef de l’État, le parti pointe du doigt une autre responsabilité : celle du pouvoir en place. ‎ ‎Le dialogue rejeté, la fracture consumée ‎ ‎Pour l’opposition, la radicalisation de Joseph Kabila n’est pas née ex nihilo. Elle s’est bâtie sur les décombres de propositions de paix obstinément balayées d’un revers de main. ‎« Toutes ces initiatives de paix et toutes ces pistes de solution ont été méprisées, rejetées et totalement ignorées par le régime du président Tshisekedi », accuse Maître Hervé Diakiese. ‎ ‎Dans un pays meurtri par l’insécurité chronique à l’Est, la méfiance a remplacé la diplomatie. D’un côté, le pouvoir de Félix Tshisekedi campe sur sa légitimité et accuse son prédécesseur de porter l’ombre de la rébellion. De l’autre, des voix s’élèvent pour dénoncer une dérive autoritaire, où la justice militaire devient l’ultime instrument d’un bras de fer sans merci. ‎ ‎L’ultime appel au sursaut ‎ ‎Pendant que Kinshasa contemple le spectre d’une confrontation ouverte, le parti de Moïse Katumbi continue de brandir l’étendard d’un dialogue inclusif, placé sous la houlette d’une médiation indépendante. ‎Mais à l’heure où les tribunaux prononcent des peines capitales par contumace et où l’ex-président promet de partager sa « conviction sur ce que nous devons entreprendre ensemble », la fenêtre du compromis se referde à pas feutrés. Le Congo oscille, suspendu à une question vertigineuse : l’histoire va-t-elle bégayer dans le sang et les ruines, ou trouvera-t-elle la sagesse d’éteindre l’incendie avant qu’il ne consume ce qu’il reste de la nation ?

‎ ‎Nico Kassanda

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