François Kamanzi, la taupe qui sort du bois : En RD Congo la trahison porte des galons !

Le masque tombe, et avec lui le dernier vernis des nostalgiques de l’ancien régime. Le ralliement du Général de Brigade François Kamanzi à l’Armée du Front pour la refondation de la nation (FRN) n’est pas une surprise : c’est une confirmation.
Commandant des opérations de la 12e région militaire dans le Kongo-Central, cet officier incarnait officiellement la chaîne de commandement et la défense de la souveraineté nationale. Officiellement seulement. Car son basculement vers la rébellion n’a rien d’un accident de parcours : c’est l’aboutissement logique d’une carrière bâtie sur le noyautage et les loyautés multiples.
La taupe n’a pas changé de camp — elle a simplement cessé de se cacher. Le parcours, lui, ne ment pas. Ancien cadre issu des rebellions téléguidées du RCD-Goma et du CNDP, propulsé aux plus hautes fonctions de commandement des FARDC sous l’ère Kabila, François Kamanzi est l’incarnation parfaite du cheval de Troie logé au cœur du dispositif sécuritaire congolais.
Pendant des années, sous les mots d’ordre commodes de « brassage », de « mixage » et d’accords politiques occultes, on a intégré sans discernement des officiers rebelles dans les rangs de l’armée nationale. Cette assimilation aveugle a rongé l’appareil sécuritaire de l’intérieur.
Et placer des figures comme François Kamanzi à des postes névralgiques, jusqu’à l’ouest du pays, loin du front traditionnel de l’Est, révèle l’ampleur du réseau tissé sous Joseph Kabila. Comment exiger discipline, secret défense et loyauté des troupes quand le commandant des opérations locales réserve son allégeance aux forces qui détruisent la République ?
Car il faut le dire sans détour : la présence de tels profils au Kongo-Central prouve que le projet de déstabilisation ne visait pas seulement le Kivu, mais l’intégrité de tout le territoire national. L’aventure du Général Kamanzi au sein du FRN — après avoir abusé de la confiance du commandant suprême — apporte la preuve irréfutable à ceux qui réclamaient un audit sévère, une réorganisation stratégique et un nettoyage en profondeur des FARDC.
On ne bâtit pas une armée forte et républicaine avec des officiers dont le cœur et l’agenda battent pour la rébellion et la trahison. Cet épisode doit enfin servir de déclic : briser le cercle vicieux de l’instabilité en extirpant méthodiquement ces « taupes » de l’appareil sécuritaire, pour rendre aux troupes un commandement intègre, loyal et entièrement dévoué à la patrie.
TM Polymathe